Le mouvement souverainiste entre dans une logique de convergence

20e anniversaire du référendum de 1995
 
Le député de Saint-Jérôme et chef du Parti Québécois, Pierre Karl Péladeau, la députée de Joliette, Véronique Hivon, le député de La Pointe-de-l’Île et président du Bloc Québécois, Mario Beaulieu, le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, la présidente des Organisations Unies pour l’Indépendance (OUI Québec), Claudette Carbonneau, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) et président du réseau Cap sur l’indépendance (RCI), Maxime Laporte, et la vice-présidente du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), Martine Desjardins, se réunissent dans le cadre du 20e anniversaire du référendum de 1995 pour envoyer un signal fort de convergence pour la suite des choses.
 

« Les Québécois ont de l’ambition. Notre meilleur investissement, c’est d’abord de croire en nous-mêmes et en notre réussite. Ensemble, avec tous les indépendantistes, nous travaillons à recréer l’unité qui a fait la force du mouvement. À l’aube de la commémoration des 20 ans du référendum de 1995, nous nous inspirons de la grande mobilisation citoyenne orchestrée par le premier ministre Jacques Parizeau et les partenaires pour le Oui. Comme première action, nous lançons aujourd’hui une campagne d’affichage, en collaboration avec la SSJB, le MNQ, ON, le BQ et les OUI Québec. Les citoyennes et les citoyens qui le désirent pourront se procurer de nouveau les affiches si populaires du référendum de 1995 », a déclaré Pierre Karl Péladeau.

 

« Aujourd’hui, on démontre concrètement que le Parti Québécois n’est plus le seul et unique maître du jeu de l’indépendance. On veut montrer qu’il n’a pas le monopole de l’indépendance et qu’il veut travailler avec des partenaires dont il reconnaît la pertinence et la différence. Chaque geste de rapprochement est un geste significatif, du plus modeste au plus ambitieux. En soi, il est représentatif d’une volonté réelle d’engagement tout en nous apprenant à travailler ensemble », a ajouté Véronique Hivon.

 

« La dernière campagne fédérale a démontré que les partis peuvent joindre leurs forces. Dans de nombreuses circonscriptions, des militants des différents partis indépendantistes ont travaillé main dans la main pour se redonner une représentation qui défend le Québec tous les jours à Ottawa. Il est maintenant temps de regarder le prochain rendez-vous électoral et de rebâtir la magnifique coalition de 1995 », a affirmé le président du Bloc Québécois.

 

« Au cours de la prochaine année, Option nationale aura des discussions constructives avec Québec solidaire et le Parti Québécois dans le but d’en arriver à une entente sur un engagement clair à réaliser l’indépendance entre 2018 et 2022. Pour amener le mouvement vers une véritable refondation, il faudra remettre tout en question », a pour sa part déclaré Sol Zanetti.

 

Cette initiative est plus large que les partis. Comme en 1995, la société civile est partie prenante du projet d’indépendance. Trois partenaires majeurs se joignent aujourd’hui au Parti Québécois, au Bloc Québécois et à Option nationale.

 

« En 1995, le MNQ a joué un rôle de premier plan dans la campagne référendaire en mettant sur pied la coalition Partenaires pour la souveraineté, qui regroupait les grandes organisations de la société et qui avait ses assises dans toutes les régions du Québec. Aujourd’hui, force est de constater que la question du statut politique du Québec n’est toujours pas réglée. Voilà notamment pourquoi il est de notre devoir de reprendre le flambeau pour faire la démonstration que la liberté est toujours le meilleur choix pour les Québécois », a affirmé Martine Desjardins, vice-présidente du MNQ.

 

« Comme j’ai pu le constater en Catalogne, la société civile et les citoyens sont ceux qui font vivre et vibrer l’idée du pays. En nous affichant, nous envoyons un message très clair : vingt ans après le référendum de 1995, nous sommes toujours bien vivants et nous n’accepterons plus le statu quo », a ajouté Claudette Carbonneau.

 

« La marche d’un peuple vers l’acquisition de son plein potentiel est parsemée d’obstacles, de défaites et de demi-victoires. Parlez-en aux Irlandais, aux Grecs, aux Catalans, qui se sont battus pendant des siècles pour arriver à ce qui commence… Alors, gardons espoir et maintenons le cap! Pour moi qui étais trop jeune pour voter en 1995, il est clair que tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire, car il s’agit d’un projet moderne, digne de ce que nous sommes et digne de ce à quoi nous aspirons, aussi bien collectivement qu’individuellement », a conclu Maxime Laporte.

 

Les citoyens pourront commander leurs affiches au : ouimonpays.quebec.

 

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