Universités d’été

Depuis 2010, le Mouvement national des Québécoises et Québécois tient une Université d’été, où des sujets d’actualités sont présentés par des spécialistes de tout acabit. Que ce soit sur la question nationale, le nationalisme, l’économie et même les technologies, ces universités représentent un moment charnière où les membres de nos Sociétés sont invités à se pencher et à débattre sur des enjeux touchant nos missions fondamentales.
 

Éditions 2014 : La mobilisation nationale et le rôle du MNQ

L’engagement pour la cause nationale au Québec et dans le monde est plus que jamais un enjeu d’actualité. Les résultats électoraux du printemps dernier ont en particulier révélé une crise de l’engagement politique, notamment auprès des jeunes générations. Cette Université d’été du Mouvement national des Québécoises et Québécois nous permettra de se pencher sur les nouveaux visages de la question nationale dans le monde, pour mieux se rapprocher des transformations du militantisme au Québec et de l’action du MNQ au XXIᵉ siècle.
 

Depuis sa fondation en 1947, la défense et la promotion de l’identité nationale font partie des préoccupations de nos militants. Toutes organisations nationalistes confondues, le MNQ est la seule qui ait constamment à se tenir au diapason du Québec réel, et non pas tel que rêvé, ne serait-ce qu’en coordonnant depuis 30 ans la Fête nationale, ses 700 sites de fête et ses milliers de bénévoles. Cela nous impose la responsabilité d’être constamment à la fine pointe des sensibilités québécoises sur la question nationale et de les traduire sous forme d’actions concrètes, tant aux plans politique que commémoratif.
 

Pour y parvenir, une bonne connaissance de l’état des mouvements d’émancipation nationale ailleurs dans le monde est essentielle. Pratiquement chaque année, de nouveaux peuples accèdent à la souveraineté, puis luttent pour la conserver de sorte de préserver leur identité. Nous ferons ainsi état dans notre premier panel de cas comparables à celui du Québec.
 

L’action nationaliste c’est aussi le militantisme au jour le jour consistant à bien saisir les véritables aspirations nationales de notre peuple pour mieux engager une action politique efficace et crédible. Notre deuxième panel permettra d’examiner en détail où logent présentement les Québécois à propos du sentiment national et de leur désir de le promouvoir.
 

On constate en même temps qu’on ne milite désormais plus pour la nation comme on le faisait auparavant. Le militantisme a changé. Les grands projets de société s’effacent devant les causes spécialisées. L’engagement politique est aussi en crise et de moins en moins constant. Comment dans un tel contexte continuer à servir la cause du Québec? Comment aussi militer efficacement pour l’indépendance du Québec? Comment enfin des organisations comme la nôtre devraient-elles revoir leurs liens avec le membrariat? Le 3ᵉ panel se penchera donc sur ces questions.
 

Finalement, le dernier panel de la journée examinera plus précisément le rôle que le MNQ et les sociétés membres peuvent jouer dans cette relance de l’engagement national.
 

Dimanche matin, tous les participants sont conviés à une Conférence des Sociétés pour faire une synthèse des travaux et réflexions menés la veille afin de mieux faire ressortir les particularités de chaque société sur ces enjeux. Dans le cadre de cette rencontre, cet échange sera exceptionnellement ouvert à tous afin qu’élus, permanents, membres du personnel et sympathisants puissent contribuer à ce débat fondamental sur les formes futures de notre engagement national.
 

L’Université d’été 2014 du Mouvement national des Québécois se tiendra du 26 au 28 septembre prochain à l’Estrimont Suites & Spa d’Orford. Elle est une activité annuelle permettant au MNQ et à ses membres de faire un bilan des questions d’actualité les plus importantes pour l’avenir du nationalisme québécois et de la lutte pour la souveraineté du Québec. Elle rassemble des intellectuels, des militants et des politiques dans un travail de réflexion portant sur les intérêts vitaux du Québec.

 

Pour informations et inscriptions, veuillez contacter Myriam D’Arcy au 514 527-9891 poste 307 ou par courriel à mdarcy@mnq.qc.ca.
 
 

Les éditions précédentes

2013 : L’indépendance : l’histoire d’un idéal
 
L’Université d’été du MNQ en 2013 a permis de voir comment la question nationale, pour peu qu’on la prenne au sérieux, est plus fondamentale que jamais. Elle a permis de voir comment l’identité nationale, principe politique, est aussi une réalité culturelle multiforme qui enlace nos existences et nous permet de nous sentir liés au destin de cette collectivité bien singulière, la nôtre. Héritière de quatre siècles d’histoire, et surtout, nous en sommes convaincus, appelée à en vivre plusieurs autres, pour peu que chaque génération, et cela commence d’abord par la nôtre, ajoute sa pierre à l’édifice collectif.
 
2012 : Les vraies affaires et les nationalistes québécois
 
L’Université d’été du MNQ en 2012 posait une question simple : on parle souvent des « vraies affaires » au Québec, en laissant entendre qu’elles se définiraient en rupture profonde avec la question nationale et plus largement, avec la question de la souveraineté. Mais peut-on sérieusement définir les vraies affaires de cette manière ? Devant la dette, devant le développement régional, devant la francisation des immigrants, devant la réforme scolaire, le nationalisme québécois peut-il être muet ? Doit-il l’être ? Cette édition de l’Université d’été montrait de quelle manière on ne pouvait poser les questions les plus fondamentales concernant l’avenir de la société québécoise en la détachant de la préoccupation plus vaste pour l’avenir de la nation.
 
2011 : L’occupation du territoire
 
Le Québec est un vaste territoire aux frontières plus floues qu’on ne peut le croire. Cette évidence géographique n’est pas exactement une évidence géopolitique. À cela s’ajoute une chose : le Québec occupe mal son territoire, il n’y exerce souvent sa souveraineté que de manière superficielle. Cela l’empêche de bien y jouer ses intérêts, de planifier intelligemment son développement dans la perspective de nos intérêts nationaux. L’édition 2011 de l’Université d’été du MNQ a permis d’examiner cette question dans ses nombreuses dimensions, qu’il s’agisse du transport sur le territoire national, de l’exploitation des ressources naturelles, de la régionalisation de l’immigration, de la décentralisation ou du rapport qu’entretient le Québec avec la ruralité.
 
2010 : La Révolution tranquille : une oeuvre inachevée ?
 
La question identitaire place le Québec devant un double héritage culturel : d’abord sa laïcité, associée au cycle historique de la Révolution tranquille, ensuite son héritage culturel catholique, associé à la vieille mémoire du Canada français. Longtemps, ces deux héritages ont été placés en contradiction. Aujourd’hui, on comprend qu’ils se fécondent naturellement dans une société redécouvrant les vertus du principe de continuité. Comment féconder ces deux héritages, comment refonder, à partir d’eux, l’identité québécoise ? C’est une question à laquelle plus personne au Québec ne peut se dérober.