Tous les articles par Sophie Lemelin

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Le MNQ dévoile le rapport des grands États généraux sur les commémorations historiques

Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) est fier de dévoiler le rapport et les recommandations suite aux États généraux sur les commémorations historiques qu’il a tenus en octobre 2016.
 
Depuis sa fondation en 1947, le MNQ qui célèbre cette année son 70ᵉ anniversaire, s’est investi dans le champ de la commémoration et a développé une expertise qui lui est propre, notamment avec la coordination des activités de la Fête nationale, dont il détient le mandat du gouvernement depuis plus de trente ans, mais aussi le Jour du Drapeau et la Journée nationale des patriotes.
 
« Depuis plusieurs années, nous déplorons que l’improvisation règne en matière de commémorations, notamment au sujet du calendrier des anniversaires officiels, de désignation toponymiques, de mise en valeur du patrimoine sous toutes ses formes, etc. Voilà pourquoi en octobre dernier, nous avons pris l’initiative de réunir pendant trois jours au GESÙ, tous les acteurs qui œuvrent d’une façon ou d’une autre dans le domaine des commémorations : des universitaires, intellectuels, des responsables de musées, des représentants d’organismes publics, ainsi que des représentants de la société civile » a affirmé madame Martine Desjardins, présidente du MNQ.
 
« Ces journées ont permis de dresser un portrait de la situation des commémorations historiques au Québec. Jamais un tel exercice de réflexion n’avait été fait et nous sommes très fiers des résultats. À la lumière des recommandations présentées aujourd’hui, la mise en commun des idées, des préoccupations, des réflexions et surtout, des propositions pour mettre en œuvre une véritable politique de commémorations ont été utiles. Ces dernières recommandations ne sont donc pas le fruit du hasard puisqu’elles émanent des consensus qui se sont dégagés durant nos États généraux » a poursuivi madame Desjardins.
 

Principales recommandations :

  • Adoption d’une politique de commémorations et fondation d’un organisme public dédié à la coordination et au soutien des activités de commémorations.
  • Formation d’un comité d’experts mandaté pour établir la liste des anniversaires inscrits au calendrier annuel de commémorations.
  • Adoption et publication d’un calendrier de commémorations officiel annuel constitué d’une liste d’anniversaires historiques qui ont marqué le Québec.
  • Élaboration d’un cérémonial d’État pour marquer les fêtes et journées mémorielles récurrentes inscrites au calendrier
  • Fondation d’un organisme mandaté pour administrer les sites historiques et les lieux de mémoire.

Le rapport et les recommandations ont été transmises en janvier dernier au Ministre de la Culture, monsieur Luc Fortin, qui avait pris la parole durant les États généraux. Le document a été considéré dans le cadre de l’exercice de consultations pour le renouvellement de la politique culturelle qui devrait se conclure d’ici la fin de l’année. « Je me fais porte-parole de tous ceux qui ont été impliqués dans les États généraux pour dire que nous attendons avec beaucoup d’espoir la nouvelle politique culturelle. » a conclu Martine Desjardins.
 

Programme d’activités de commémorations 2017

Le MNQ a profité de cette conférence de presse pour dévoiler les activités de commémorations qu’il tiendra cette année.
 
50ᵉ anniversaire de la visite du général de Gaulle
À l’occasion du 50ᵉ anniversaire de la visite du général de Gaulle, qui s’est tenu les 23 et 24 juillet 1967, le MNQ coordonne une programmation d’activités nationales et locales qui se tiendront de Québec à Montréal.
 
À partir de maintenant, jusqu’au mois d’août, les Québécois seront conviés à participer aux activités qui se tiendront à Québec, Donnacona, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Trois-Rivières, Louiseville, Berthierville, Repentigny et Montréal. En plus d’activités populaires et protocolaires, le public est appelé à fournir des archives pour enrichir les expositions qui se dérouleront dans les villes.
 
Un site internet où le public retrouvera de l’information sur les activités, mais aussi des archives, des textes, la liste des lieux de mémoire consacrés au général et de témoignages est mis sur pied en collaboration avec la Fondation Lionel-Groulx. Pour publiciser ce programme, une campagne publicitaire signée par l’artiste Simon Beaudry est également dévoilée. Par cette campagne, le MNQ souhaite rappeler que suite à la venue et surtout, suite à l’incroyable déclaration « Vive le Québec libre » de Charles de Gaulle, le monde entier a découvert l’existence du Québec.
 

Collectif de courts métrages de fiction historique Je me souviens

Pour rejoindre les jeunes et le grand public, le MNQ lance la série de courts métrage de fiction historique intitulée Je me souviens. Produite par Babel Film, la série est inspirée de quatre évènements qui ont marqué notre histoire.

  • 400ᵉ anniversaire de l’établissement en Nouvelle-France de Louis Hébert, de Marie Rollet et leurs enfants (14 juin 1617)
  • 50ᵉ anniversaire de la visite du général Charles de Gaulle (23 au 26 juillet 1967)
  • 40ᵉ anniversaire de l’adoption de la Charte de la langue française (26 août 1977)
  • 50ᵉ anniversaire de l’Expo 67 (28 avril au 27 octobre 1967)

Diffusée par les médias de Québecor sur illico web et télé aux dates anniversaires, de même qu’en format d’une heure à MAtv cet automne, la série sera également disponible sur le site collectifjemesouviens.quebec.
 

Rapport et recommandations

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50ᵉ de la venue de Charles de Gaulle

Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) est fier de dévoiler les commémorations du 50ᵉ anniversaire de la visite du général Charles de Gaulle qui se tiendront entre le mois de juin et août 2017.
 
Le 23 juillet 1967, le général de Gaulle, alors président de la République française, arrive au Port de Québec à l’occasion du centenaire de la confédération canadienne et de l’Exposition universelle de Montréal. Le 24 juillet, le général apprenait non seulement au monde l’existence du peuple québécois, mais aussi son désir d’indépendance, à travers son incroyable « Vive le Québec libre! ». Pour les Québécois, cet événement historique ne saurait être oublié. En juillet prochain, ce sera l’occasion de commémorer les 50 ans de cette déclaration majeure et le passage du général de Gaulle en territoire québécois.
 
Le MNQ a été désigné par ses partenaires comme coordonnateur du Comité du 50ᵉ de Gaulle qui regroupe des organisateurs dans toutes les villes où s’était arrêté le général. À ce titre, le Mouvement est mandaté pour orchestrer les activités qui se tiendront pour commémorer cet anniversaire important dans l’histoire de notre peuple.
 
« À partir de maintenant, jusqu’au mois d’août, les Québécois seront conviés à participer aux activités qui se tiendront à Québec, Donnacona, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Trois-Rivières, Louiseville, Berthierville, Repentigny et Montréal. En plus d’activités populaires et protocolaires, le public est appelé à fournir des archives pour enrichir les expositions qui se dérouleront dans les villes » a annoncé Martine Desjardins, présidente du MNQ.
 
Un site internet où le public retrouvera de l’information sur les activités, mais aussi des archives, des textes, la liste des lieux de mémoire consacrés au général et de témoignages est mis sur pied en collaboration avec la Fondation Lionel-Groulx. Pour faire connaître ce programme, une campagne publicitaire signée par l’artiste visuel Simon Beaudry de l’agence K-72 est également dévoilée. « Par cette campagne, le MNQ souhaite rappeler que suite à la venue et surtout, suite à l’incroyable déclaration « Vive le Québec libre » de Charles de Gaulle, le monde entier a découvert l’existence du Québec » a conclu Martine Desjardins.
 
Le MNQ est heureux de pouvoir compter sur l’appui de prestigieux partenaires et commanditaires qui rendent possible la tenue d’activités partout au Québec : La Fondation Lionel-Groulx, La Fondation Charles de Gaulle, la députée fédérale Monique Pauzé, La Société nationale des Québécois de Lanaudière, la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, l’agence K-72, le Parti Québécois, la Cinémathèque québécoise et l’agence Catapulte communication.

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225e anniversaire des Cantons-de-l’Est : le compte à rebours est lancé!

Le 6 décembre 1791 était officiellement adopté par le Parlement britannique l’Acte constitutionnel de la Province of Quebec, mettant ainsi un terme au régime de l’Acte de Québec, adopté en 1774. En plus de répondre à plusieurs impératifs en matière de droits politiques et fiscaux, cette nouvelle constitution destinée à la colonie britannique de ce qui allait devenir le Canada central (Ontario et Québec) avait aussi pour objectif de réorganiser ce territoire. Ainsi, non seulement il divisa la colonie en deux parties distinctes (Haut-Canada et Bas-Canada), mais l’Acte constitutionnel officialisa aussi « l’ouverture » d’un territoire déjà connût et exploré, mais inhabité par les colons d’origine européenne : les Cantons-de-l’Est.
 
Bien entendu, l’histoire du peuplement des Cantons-de-l’Est remonte bien avant l’adoption de l’Acte constitutionnel. L’arrivée des premières nations amérindiennes remonte ainsi à plus de 7000 ans. Les Français ont aussi exploré ce territoire riche en ressources naturelles et fauniques. Notamment, ils entretenaient des liens commerciaux importants avec les Abénaquis, à qui ils avaient octroyé les droits de pêche exclusifs dans la région. Fait peu connût, dans un désir de francisation des Amérindiens, les Français avait même établi un village, nommé St-François (KESTEMAN, Jean-Pierre, Histoire de Sherbrooke, p.18).
 
La colonisation de ce territoire prit véritablement son envol suite à l’adoption de l’Acte constitutionnel et l’arrivée d’une vague d’immigration anglophone. Concédés en tenure de franc et commun socage, à l’instar des pratiques de division des terres en Angleterre, ces nouveaux territoires étaient octroyés à des compagnies réunissant les colons. Gilbert Hyatt compte parmi les premiers colons ayant obtenir les droits de possession des terres, d’où son importance historique. Souvent considérés comme des sujets loyaux à la Couronne britannique, ces colons furent suivis par des Britanniques, des Irlandais, des Écossais puis d’autres Américains (esteman, Jean-Pierre, Histoire de Sherbrooke Tome I : De l’âge de l’eau à l’ère de la vapeur (1802-1866), p.70).
 
Enfin, les Canadiens-français commencèrent à véritablement investir le territoire des Cantons-de-l’Est à compter de 1840, notamment à l’initiative de l’Église catholique. De plus, les colons francophones étaient motivés par l’arrivée du chemin de fer et la présence de nombreuses industries fournissant des emplois en grand nombre. Alors qu’ils ne formaient que 25% de la population en 1844, les Canadiens-français virent leur nombre presque quadruplé en 15 ans pour former près de 48% de la population en 1861.
 
Comptant aujourd’hui une population de plusieurs centaines de milliers de personnes aux origines diverses, les Cantons-de-l’Est regroupent un territoire englobant la région l’Estrie et touchant aux régions de la Montérégie, du Centre-du-Québec et de Chaudière-Appalaches. L’importance de ce territoire et de sa population dans l’histoire du Québec est donc immense. C’est pourquoi le MNQ-Estrie tient à lancer le compte à rebours qui nous mènera, le 6 décembre 2016, à franchir une nouvelle étape pour la région des Cantons-de-l’Est, qui célébreront leur 225e anniversaire d’existence. Au cours des 365 prochains jours, l’organisme proposera plusieurs initiatives afin de souligner cet important anniversaire.

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Le mouvement souverainiste entre dans une logique de convergence

20e anniversaire du référendum de 1995
 
Le député de Saint-Jérôme et chef du Parti Québécois, Pierre Karl Péladeau, la députée de Joliette, Véronique Hivon, le député de La Pointe-de-l’Île et président du Bloc Québécois, Mario Beaulieu, le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, la présidente des Organisations Unies pour l’Indépendance (OUI Québec), Claudette Carbonneau, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) et président du réseau Cap sur l’indépendance (RCI), Maxime Laporte, et la vice-présidente du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), Martine Desjardins, se réunissent dans le cadre du 20e anniversaire du référendum de 1995 pour envoyer un signal fort de convergence pour la suite des choses.
 

« Les Québécois ont de l’ambition. Notre meilleur investissement, c’est d’abord de croire en nous-mêmes et en notre réussite. Ensemble, avec tous les indépendantistes, nous travaillons à recréer l’unité qui a fait la force du mouvement. À l’aube de la commémoration des 20 ans du référendum de 1995, nous nous inspirons de la grande mobilisation citoyenne orchestrée par le premier ministre Jacques Parizeau et les partenaires pour le Oui. Comme première action, nous lançons aujourd’hui une campagne d’affichage, en collaboration avec la SSJB, le MNQ, ON, le BQ et les OUI Québec. Les citoyennes et les citoyens qui le désirent pourront se procurer de nouveau les affiches si populaires du référendum de 1995 », a déclaré Pierre Karl Péladeau.

 

« Aujourd’hui, on démontre concrètement que le Parti Québécois n’est plus le seul et unique maître du jeu de l’indépendance. On veut montrer qu’il n’a pas le monopole de l’indépendance et qu’il veut travailler avec des partenaires dont il reconnaît la pertinence et la différence. Chaque geste de rapprochement est un geste significatif, du plus modeste au plus ambitieux. En soi, il est représentatif d’une volonté réelle d’engagement tout en nous apprenant à travailler ensemble », a ajouté Véronique Hivon.

 

« La dernière campagne fédérale a démontré que les partis peuvent joindre leurs forces. Dans de nombreuses circonscriptions, des militants des différents partis indépendantistes ont travaillé main dans la main pour se redonner une représentation qui défend le Québec tous les jours à Ottawa. Il est maintenant temps de regarder le prochain rendez-vous électoral et de rebâtir la magnifique coalition de 1995 », a affirmé le président du Bloc Québécois.

 

« Au cours de la prochaine année, Option nationale aura des discussions constructives avec Québec solidaire et le Parti Québécois dans le but d’en arriver à une entente sur un engagement clair à réaliser l’indépendance entre 2018 et 2022. Pour amener le mouvement vers une véritable refondation, il faudra remettre tout en question », a pour sa part déclaré Sol Zanetti.

 

Cette initiative est plus large que les partis. Comme en 1995, la société civile est partie prenante du projet d’indépendance. Trois partenaires majeurs se joignent aujourd’hui au Parti Québécois, au Bloc Québécois et à Option nationale.

 

« En 1995, le MNQ a joué un rôle de premier plan dans la campagne référendaire en mettant sur pied la coalition Partenaires pour la souveraineté, qui regroupait les grandes organisations de la société et qui avait ses assises dans toutes les régions du Québec. Aujourd’hui, force est de constater que la question du statut politique du Québec n’est toujours pas réglée. Voilà notamment pourquoi il est de notre devoir de reprendre le flambeau pour faire la démonstration que la liberté est toujours le meilleur choix pour les Québécois », a affirmé Martine Desjardins, vice-présidente du MNQ.

 

« Comme j’ai pu le constater en Catalogne, la société civile et les citoyens sont ceux qui font vivre et vibrer l’idée du pays. En nous affichant, nous envoyons un message très clair : vingt ans après le référendum de 1995, nous sommes toujours bien vivants et nous n’accepterons plus le statu quo », a ajouté Claudette Carbonneau.

 

« La marche d’un peuple vers l’acquisition de son plein potentiel est parsemée d’obstacles, de défaites et de demi-victoires. Parlez-en aux Irlandais, aux Grecs, aux Catalans, qui se sont battus pendant des siècles pour arriver à ce qui commence… Alors, gardons espoir et maintenons le cap! Pour moi qui étais trop jeune pour voter en 1995, il est clair que tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire, car il s’agit d’un projet moderne, digne de ce que nous sommes et digne de ce à quoi nous aspirons, aussi bien collectivement qu’individuellement », a conclu Maxime Laporte.

 

Les citoyens pourront commander leurs affiches au : ouimonpays.quebec.

 

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Être une province comme les autres? Non merci!

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

Montréal, le 31 août 2015

 

Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) dénonce avec force l’une des recommandations du rapport de la Commission de révision permanente des programmes (Robillard) qui consiste à abolir Revenu Québec et du même coup transférer à Ottawa le soin de percevoir les impôts de Québécois. «Cette proposition est carrément inadmissible et nous ramène plus de 60 ans en arrière! Le Québec n’est pas une province comme les autres et nous refusons qu’il le devienne!» s’est exclamé Gilles Laporte, président du MNQ.

 

Le MNQ tient à rappeler qu’en 1954, le Québec s’est donné un formidable outil pour réaliser nos rêves collectifs en instaurant un rapport d’impôts provincial. Nous nous sommes alors donné les moyens de nous doter d’un véritable État, d’un système d’éducation gratuit et universel, de cégeps, d’universités, d’hôpitaux. « Grâce aux impôts perçus, nous avons pu nationaliser les compagnies d’hydroélectricité et faire en sorte que nos ressources nous appartiennent! Souhaitons-nous vraiment retourner en arrière et laisser le soin au gouvernement fédéral de gérer notre argent? » s’est demandé Gilles Laporte.

 

La recommandation de la Commission Robillard allègue que l’abolition de Revenu Québec fera économiser au gouvernement quelques 400M$. Sous le couvert de son programme d’austérité budgétaire, le gouvernement Couillard administré des coupures massives dans des domaines névralgiques pour la vie des Québécois. Du même coup, ce gouvernement a multiplié les pirouettes pour justifier son aplaventrisme face aux empiètements répétés d’Ottawa dans nos champs de compétence. Rappelons que monsieur Couillard a tout récemment abandonné la bataille des transferts fédéraux en santé, ce que même le précédent gouvernement libéral n’avait pas osé faire. « Le gouvernement a le beau jeu d’affirmer qu’il coupe dans ses budgets pour équilibrer les finances publiques mais ne nous leurrons pas : nous assistons à un véritable ratatinement de l’État québécois. C’est à se demander si le gouvernement ne cherche pas à amoindrir le sentiment d’appartenance des Québécois à leur gouvernement ! » a poursuivi Gilles Laporte.

 

Pour mémoire, rappelons que le Québec a été reconnu en 2006 comme étant une nation distincte. Bien qu’aucune modification constitutionnelle formelle n’a accompagné ce changement de statut, tous les gouvernements provinciaux, peu importe leur allégeance, avant celui de Philippe Couillard, se sont battus pour faire reconnaître notre unicité et nos compétences. D’ailleurs, en pleine campagne électorale fédérale, les Québécois sont à même de constater que les partis fédéralistes promettent de mettre en place au Canada certains programmes sociaux uniques au Québec, tel que notre réseau de Centres de la petite enfance (CPE). Il s’agit là d’une démonstration éclatante que depuis la création de l’État québécois, nous avons su nous doter de programmes et d’institutions qui font l’envie de nos voisins. Sans l’impôt provincial, nous ne disposerons plus de ces ressources pour réaliser nos aspirations. «Si monsieur Couillard va de l’avant en appliquant la recommandation d’abolir Revenu Québec, nous serons alors la seule nation minoritaire à militer pour avoir moins d’autonomie! C’est scandaleux! Même la Catalogne réclame son agence de revenu! » a conclu Gilles Laporte.

 

Fondé en 1947, le MNQ est le réseau des dix-neuf (19) Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste réparties sur tout le territoire du Québec. Il a pour mission de défendre et promouvoir l’identité québécoise, la langue, l’histoire, la culture et le patrimoine.

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Source: Mouvement national des Québécoises et Québécois

Renseignements :

Myriam D’Arcy, responsable de l’animation politique

mdarcy@mnq.qc.ca

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Le MNQ de l’Estrie souligne le 38e anniversaire de la Charte de la langue française

Sherbrooke, le 26 août 2015 – En 2002, le gouvernement du Québec adoptait un décret instituant le 26 août « Jour anniversaire de la Charte de la langue française ». Le Mouvement national des Québécoises et des Québécois de l’Estrie souligne cette journée, qui marque cette année le 38e anniversaire de l’adoption de cette loi absolument essentielle pour l’avenir du français en Estrie et au Québec.

 

Le MNQ-Estrie se souvient de l’époque où l’espace public sherbrookois était toujours dominé par la langue anglaise. Dans le Sherbrooke de l’entre-deux-guerres, par exemple, bien que la ville était majoritairement francophone au moins depuis le recensement de 1871, « [l]’affichage et la publicité étaient essentiellement rédigés en anglais » et, « [s]auf exception, la langue de travail était bien l’anglais » (Kasteman, 2002). En 1977, la loi 101 confirmait qu’une telle injustice ne serait plus tolérée au Québec. Le français était consacré comme langue normale et habituelle du travail, du commerce et des affaires.

 

Le MNQ-Estrie souligne plus largement le rôle qu’a joué la loi 101 pour faire du français la langue commune du Québec. En 1971-1972, 85,4% des enfants allophones recevaient l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire en anglais au Québec (89,9% sur l’île de Montréal) (MELS, 2014). Selon les statistiques les plus récentes produites par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, 87,5% des enfants allophones recevaient l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire en français en 2012-2013 (86,2% sur l’île de Montréal). Selon le président du MNQEstrie, monsieur Etienne-Alexis Boucher, ces statistiques sont encourageantes : « N’oublions pas que la loi 101 devait établir un nouvel équilibre entre les langues au Québec. Elle devait garantir le maintien des institutions de langue anglaise pour la communauté anglo-québécoise et faire du français la langue de l’intégration ou le point de rencontre entre tous les Québécois. Les statistiques semblent indiquer qu’elle y parvient, au moins en matière d’enseignement ».

 

Enfin, le MNQ-Estrie rappelle qu’à peu près tous les États dans le monde interviennent en matière linguistique. Si les Québécois ne sont pas seuls à mener un combat pour la protection et la promotion de leur langue, monsieur Boucher souligne le caractère innovateur de la loi 101 : « Cette loi a inspiré les politiques linguistiques de la Catalogne, du Pays de Galles, de la Belgique et des Pays baltes, pour ne nommer que quelques États ou territoires. La loi 101 a donc non seulement redonné aux Québécois la liberté de parler français au Québec, elle leur a également permis de rayonner dans le monde ».

 

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Source :
Éric Poirier
Responsable des communications par intérim du MNQ-Estrie
819 542-1892
Eric.poirier5@usherbrooke.ca