Archives de catégorie : Actualités

Actualités

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Ouverture de poste à la permanence

Offre d’emploi
Direction générale du Mouvement national des Québécoises et des Québécois

 

À l’aube d’un grand virage, nous cherchons une direction générale qui saura relever tous ces nouveaux défis avec brio ! Diriger le MNQ, c’est promouvoir la fierté québécoise en travaillant avec une petite équipe dynamique.
 

L’employeur
Fondé en 1947, le Mouvement national des Québécoises et Québécois regroupe des Sociétés nationales des Québécoises et Québécois et Sociétés Saint-Jean-Baptiste régionales réparties sur l’ensemble du territoire du Québec. Son siège social est situé à Montréal.
 
Supérieur hiérarchique
L’employé travaillera sous la supervision du Conseil d’administration.
 
Disponibilité
L’employé occupe une fonction de cadre au sein du Mouvement et s’engage à assumer toutes les responsabilités relatives à l’exécution de sa tâche et à offrir une disponibilité proportionnelle aux exigences normales de ses fonctions.
 
Compétences et expérience

Expérience minimale de 5 ans de gestion d’équipe;
Capacité à animer et gérer une vie associative et fédérative;
Capacité à développer les finances de l’organisme et piloter des campagnes de financement;
Capacité à établir un plan organisationnel stratégique.
 

Responsabilités

  • Organiser les interventions, démarches, rencontres et activités de tous
    genres susceptibles de réaliser pleinement les volontés exprimées dans un
    cadre d’action;
  • Assurer une communication constante avec les Sociétés affiliées et les
    mandataires régionaux;
  • Planifier, coordonner et contrôler la réalisation efficace des tâches
    nécessaires à la bonne marche administrative du Mouvement et celle
    spécifique de la Fête nationale;
  • Coordonner les activités de la Fête nationale du Québec, d’Accent bleu
    du Québec et de l’Institut de recherche sur le Québec;
  • Superviser et planifier le travail du personnel sous sa responsabilité,
    y compris celui d’Accent bleu du Québec et de l’Institut de recherche sur le
    Québec. Recommander l’engagement et évaluer ce personnel;
  • Fournir au conseil d’administration toute information nécessaire à la
    prise de décision;
  • Dresser l’ordre du jour des réunions du conseil d’administration;
  • Remplir la fonction de secrétaire aux réunions et rédiger les
    procès-verbaux;
  • Effectuer toute autre tâche connexe que le conseil d’administration
    pourrait lui confier dans la mesure où elle ne modifie pas sur le fond les
    mandats décrits ci-dessus.

 

Postuler en ligne à l’adresse suivante : http://www.grenier.qc.ca/emplois/23114/direction-generale
 

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Français et immigration, les vœux pieux, c’est assez !

Les audiences sur le projet de loi 77 portant sur l’immigration au Québec se terminent cette semaine. Pour Partenaires pour un Québec français (PQF), l’élaboration d’une nouvelle loi était l’occasion attendue pour effectuer les révisions nécessaires en vue de favoriser une immigration en phase avec le développement social, économique et culturel du Québec.
 
Malheureusement, le projet de loi sur l’immigration comporte plusieurs zones d’ombre et contient un nombre important d’articles de loi dont les modalités d’application seront déterminées par règlements (34 en tout !). C’est donc dire qu’ils seront soustraits aux débats démocratiques de l’Assemblée nationale. De plus, le projet 77 a été déposé sans que les divers intervenants n’aient pu avoir préalablement accès à la nouvelle politique d’immigration qui aurait normalement dû baliser les éléments législatifs.
 
Outre ces angles morts, la mission de la nouvelle loi inquiète. Avec l’actuel gouvernement, un glissement s’opère vers une conception de l’immigration conçue comme un strict outil de recrutement de main-d’œuvre. Comme en a témoigné à cet égard l’Association des manufacturiers et exportateurs du Québec lors des audiences du projet de loi, nombre d’employeurs conçoivent l’immigration comme une source intarissable de travailleurs « clé en main », dont la francisation se produirait par processus spontané. Si nous sommes en accord avec le fait que l’immigration contribue au développement économique du Québec, nous croyons qu’il importe aussi d’assurer l’intégration des nouveaux arrivants à tous les aspects de la société québécoise.
 
L’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) dévoilait récemment que le Québec rate déjà tristement sa cible en matière de francisation. Alors que l’immigration se concentre à 86 % sur l’Île de Montréal, 40 % des petites entreprises de la métropole exigent l’anglais pour tous leurs postes affichés et 31 % pour plusieurs de leurs postes. Encore à Montréal, la proportion d’individus travaillant dans le secteur privé généralement ou uniquement en français est passée de 62,5 % à 43,7 % entre 1997 et 2010. En 2010, seulement 12 % des travailleuses et des travailleurs utilisent seulement le français au travail.
 
Nous nous serions attendus à ce que la nouvelle loi sur l’immigration permette au gouvernement du Québec de faire en sorte que l’immigration favorise la pérennisation de la langue française. Dans les faits, nous constatons que peu d’efforts sont mis de l’avant. Au contraire, le projet de loi reste timide quant à la maîtrise du français pour les catégories de travailleurs temporaires étrangers ainsi que pour les travailleurs économiques. De plus, il atrophie les responsabilités du ministre quant au maintien des programmes d’intégration et à la dispensation de services d’intégration linguistique.
 
Nous croyons que pour assurer la vitalité du français ainsi que l’intégration harmonieuse de nouveaux citoyens, le gouvernement du Québec doit faire plus. Il doit consacrer les efforts nécessaires pour vérifier que le critère du français comme langue d’usage est respecté lors du recrutement et de la sélection des immigrants. De plus, les compensations financières offertes aux étudiantes et étudiants pour participer aux cours de francisation à temps plein devraient être bonifiées pour être plus attrayantes. Elles devraient aussi être offertes aux étudiantes et étudiants qui assistent aux cours de francisation donnés par les commissions scolaires. Pour les immigrants déjà en milieu de travail, les cours de francisation en entreprise offrent une avenue intéressante et adaptée aux nouveaux arrivants. Malheureusement, les coupes opérées par ce gouvernement libéral champion de l’austérité se conjuguent difficilement avec le besoin criant de développer une offre de cours accessible et adaptée.
 
Comme beaucoup de Québécoises et de Québécois, nous croyons que l’intégration des nouveaux immigrants à la société québécoise passe par la connaissance du français comme langue commune. Madame la ministre, l’heure n’est plus aux vœux pieux, mais aux actions et aux mesures structurantes pour vitaliser le français. De nos rêves naît le possible !
 
 

Ont signé ce texte : Daniel Boyer, président de la FTQ, Jacques Létourneau, président de la CSN, Louise Chabot, présidente de la CSQ, Lucie Martineau, présidente du SFPQ, Sylvain Mallette, président de la FAE, Antoine Côté, président de la FECQ, Maxime Laporte, Président général de la SSJB, Martine Desjardins, présidente du MNQ, Christian Rivard, président du Mouvement Québec français, Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx.

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225e anniversaire des Cantons-de-l’Est : le compte à rebours est lancé!

Le 6 décembre 1791 était officiellement adopté par le Parlement britannique l’Acte constitutionnel de la Province of Quebec, mettant ainsi un terme au régime de l’Acte de Québec, adopté en 1774. En plus de répondre à plusieurs impératifs en matière de droits politiques et fiscaux, cette nouvelle constitution destinée à la colonie britannique de ce qui allait devenir le Canada central (Ontario et Québec) avait aussi pour objectif de réorganiser ce territoire. Ainsi, non seulement il divisa la colonie en deux parties distinctes (Haut-Canada et Bas-Canada), mais l’Acte constitutionnel officialisa aussi « l’ouverture » d’un territoire déjà connût et exploré, mais inhabité par les colons d’origine européenne : les Cantons-de-l’Est.
 
Bien entendu, l’histoire du peuplement des Cantons-de-l’Est remonte bien avant l’adoption de l’Acte constitutionnel. L’arrivée des premières nations amérindiennes remonte ainsi à plus de 7000 ans. Les Français ont aussi exploré ce territoire riche en ressources naturelles et fauniques. Notamment, ils entretenaient des liens commerciaux importants avec les Abénaquis, à qui ils avaient octroyé les droits de pêche exclusifs dans la région. Fait peu connût, dans un désir de francisation des Amérindiens, les Français avait même établi un village, nommé St-François (KESTEMAN, Jean-Pierre, Histoire de Sherbrooke, p.18).
 
La colonisation de ce territoire prit véritablement son envol suite à l’adoption de l’Acte constitutionnel et l’arrivée d’une vague d’immigration anglophone. Concédés en tenure de franc et commun socage, à l’instar des pratiques de division des terres en Angleterre, ces nouveaux territoires étaient octroyés à des compagnies réunissant les colons. Gilbert Hyatt compte parmi les premiers colons ayant obtenir les droits de possession des terres, d’où son importance historique. Souvent considérés comme des sujets loyaux à la Couronne britannique, ces colons furent suivis par des Britanniques, des Irlandais, des Écossais puis d’autres Américains (esteman, Jean-Pierre, Histoire de Sherbrooke Tome I : De l’âge de l’eau à l’ère de la vapeur (1802-1866), p.70).
 
Enfin, les Canadiens-français commencèrent à véritablement investir le territoire des Cantons-de-l’Est à compter de 1840, notamment à l’initiative de l’Église catholique. De plus, les colons francophones étaient motivés par l’arrivée du chemin de fer et la présence de nombreuses industries fournissant des emplois en grand nombre. Alors qu’ils ne formaient que 25% de la population en 1844, les Canadiens-français virent leur nombre presque quadruplé en 15 ans pour former près de 48% de la population en 1861.
 
Comptant aujourd’hui une population de plusieurs centaines de milliers de personnes aux origines diverses, les Cantons-de-l’Est regroupent un territoire englobant la région l’Estrie et touchant aux régions de la Montérégie, du Centre-du-Québec et de Chaudière-Appalaches. L’importance de ce territoire et de sa population dans l’histoire du Québec est donc immense. C’est pourquoi le MNQ-Estrie tient à lancer le compte à rebours qui nous mènera, le 6 décembre 2016, à franchir une nouvelle étape pour la région des Cantons-de-l’Est, qui célébreront leur 225e anniversaire d’existence. Au cours des 365 prochains jours, l’organisme proposera plusieurs initiatives afin de souligner cet important anniversaire.

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Le mouvement souverainiste entre dans une logique de convergence

20e anniversaire du référendum de 1995
 
Le député de Saint-Jérôme et chef du Parti Québécois, Pierre Karl Péladeau, la députée de Joliette, Véronique Hivon, le député de La Pointe-de-l’Île et président du Bloc Québécois, Mario Beaulieu, le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, la présidente des Organisations Unies pour l’Indépendance (OUI Québec), Claudette Carbonneau, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) et président du réseau Cap sur l’indépendance (RCI), Maxime Laporte, et la vice-présidente du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), Martine Desjardins, se réunissent dans le cadre du 20e anniversaire du référendum de 1995 pour envoyer un signal fort de convergence pour la suite des choses.
 

« Les Québécois ont de l’ambition. Notre meilleur investissement, c’est d’abord de croire en nous-mêmes et en notre réussite. Ensemble, avec tous les indépendantistes, nous travaillons à recréer l’unité qui a fait la force du mouvement. À l’aube de la commémoration des 20 ans du référendum de 1995, nous nous inspirons de la grande mobilisation citoyenne orchestrée par le premier ministre Jacques Parizeau et les partenaires pour le Oui. Comme première action, nous lançons aujourd’hui une campagne d’affichage, en collaboration avec la SSJB, le MNQ, ON, le BQ et les OUI Québec. Les citoyennes et les citoyens qui le désirent pourront se procurer de nouveau les affiches si populaires du référendum de 1995 », a déclaré Pierre Karl Péladeau.

 

« Aujourd’hui, on démontre concrètement que le Parti Québécois n’est plus le seul et unique maître du jeu de l’indépendance. On veut montrer qu’il n’a pas le monopole de l’indépendance et qu’il veut travailler avec des partenaires dont il reconnaît la pertinence et la différence. Chaque geste de rapprochement est un geste significatif, du plus modeste au plus ambitieux. En soi, il est représentatif d’une volonté réelle d’engagement tout en nous apprenant à travailler ensemble », a ajouté Véronique Hivon.

 

« La dernière campagne fédérale a démontré que les partis peuvent joindre leurs forces. Dans de nombreuses circonscriptions, des militants des différents partis indépendantistes ont travaillé main dans la main pour se redonner une représentation qui défend le Québec tous les jours à Ottawa. Il est maintenant temps de regarder le prochain rendez-vous électoral et de rebâtir la magnifique coalition de 1995 », a affirmé le président du Bloc Québécois.

 

« Au cours de la prochaine année, Option nationale aura des discussions constructives avec Québec solidaire et le Parti Québécois dans le but d’en arriver à une entente sur un engagement clair à réaliser l’indépendance entre 2018 et 2022. Pour amener le mouvement vers une véritable refondation, il faudra remettre tout en question », a pour sa part déclaré Sol Zanetti.

 

Cette initiative est plus large que les partis. Comme en 1995, la société civile est partie prenante du projet d’indépendance. Trois partenaires majeurs se joignent aujourd’hui au Parti Québécois, au Bloc Québécois et à Option nationale.

 

« En 1995, le MNQ a joué un rôle de premier plan dans la campagne référendaire en mettant sur pied la coalition Partenaires pour la souveraineté, qui regroupait les grandes organisations de la société et qui avait ses assises dans toutes les régions du Québec. Aujourd’hui, force est de constater que la question du statut politique du Québec n’est toujours pas réglée. Voilà notamment pourquoi il est de notre devoir de reprendre le flambeau pour faire la démonstration que la liberté est toujours le meilleur choix pour les Québécois », a affirmé Martine Desjardins, vice-présidente du MNQ.

 

« Comme j’ai pu le constater en Catalogne, la société civile et les citoyens sont ceux qui font vivre et vibrer l’idée du pays. En nous affichant, nous envoyons un message très clair : vingt ans après le référendum de 1995, nous sommes toujours bien vivants et nous n’accepterons plus le statu quo », a ajouté Claudette Carbonneau.

 

« La marche d’un peuple vers l’acquisition de son plein potentiel est parsemée d’obstacles, de défaites et de demi-victoires. Parlez-en aux Irlandais, aux Grecs, aux Catalans, qui se sont battus pendant des siècles pour arriver à ce qui commence… Alors, gardons espoir et maintenons le cap! Pour moi qui étais trop jeune pour voter en 1995, il est clair que tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire, car il s’agit d’un projet moderne, digne de ce que nous sommes et digne de ce à quoi nous aspirons, aussi bien collectivement qu’individuellement », a conclu Maxime Laporte.

 

Les citoyens pourront commander leurs affiches au : ouimonpays.quebec.

 

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Le MNQ de l’Estrie souligne le 38e anniversaire de la Charte de la langue française

Sherbrooke, le 26 août 2015 – En 2002, le gouvernement du Québec adoptait un décret instituant le 26 août « Jour anniversaire de la Charte de la langue française ». Le Mouvement national des Québécoises et des Québécois de l’Estrie souligne cette journée, qui marque cette année le 38e anniversaire de l’adoption de cette loi absolument essentielle pour l’avenir du français en Estrie et au Québec.

 

Le MNQ-Estrie se souvient de l’époque où l’espace public sherbrookois était toujours dominé par la langue anglaise. Dans le Sherbrooke de l’entre-deux-guerres, par exemple, bien que la ville était majoritairement francophone au moins depuis le recensement de 1871, « [l]’affichage et la publicité étaient essentiellement rédigés en anglais » et, « [s]auf exception, la langue de travail était bien l’anglais » (Kasteman, 2002). En 1977, la loi 101 confirmait qu’une telle injustice ne serait plus tolérée au Québec. Le français était consacré comme langue normale et habituelle du travail, du commerce et des affaires.

 

Le MNQ-Estrie souligne plus largement le rôle qu’a joué la loi 101 pour faire du français la langue commune du Québec. En 1971-1972, 85,4% des enfants allophones recevaient l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire en anglais au Québec (89,9% sur l’île de Montréal) (MELS, 2014). Selon les statistiques les plus récentes produites par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, 87,5% des enfants allophones recevaient l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire en français en 2012-2013 (86,2% sur l’île de Montréal). Selon le président du MNQEstrie, monsieur Etienne-Alexis Boucher, ces statistiques sont encourageantes : « N’oublions pas que la loi 101 devait établir un nouvel équilibre entre les langues au Québec. Elle devait garantir le maintien des institutions de langue anglaise pour la communauté anglo-québécoise et faire du français la langue de l’intégration ou le point de rencontre entre tous les Québécois. Les statistiques semblent indiquer qu’elle y parvient, au moins en matière d’enseignement ».

 

Enfin, le MNQ-Estrie rappelle qu’à peu près tous les États dans le monde interviennent en matière linguistique. Si les Québécois ne sont pas seuls à mener un combat pour la protection et la promotion de leur langue, monsieur Boucher souligne le caractère innovateur de la loi 101 : « Cette loi a inspiré les politiques linguistiques de la Catalogne, du Pays de Galles, de la Belgique et des Pays baltes, pour ne nommer que quelques États ou territoires. La loi 101 a donc non seulement redonné aux Québécois la liberté de parler français au Québec, elle leur a également permis de rayonner dans le monde ».

 

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Source :
Éric Poirier
Responsable des communications par intérim du MNQ-Estrie
819 542-1892
Eric.poirier5@usherbrooke.ca

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Dernière grande Fête nationale ?

Montréal, mardi 16 juin 2015 – Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) s’inquiète de la survie des grandes célébrations qui commémorent chaque année la Fête nationale du Québec. L’organisme, qui coordonne les activités de la Fête nationale sur l’ensemble du territoire depuis plus de 30 ans, a dû investir toutes ses réserves afin d’assurer la tenue des festivités de 2015, un exploit budgétaire qui ne pourra se répéter en 2016.
 
Dans une lettre ouverte diffusée ce matin, 181 personnalités (soulignant ainsi cette 181e édition de la Fête nationale) de tous les horizons lancent un cri du cœur pour le maintien des célébrations de la Fête nationale et interpellent le gouvernement du Québec, de même que les acteurs de la société civile, les sociétés d’État et les entreprises privées, pour qu’ils financent à sa juste valeur notre seule grande célébration d’unité nationale.
 
Le directeur général du MNQ, Gilles Grondin, estime que les efforts de rigueur budgétaire ne doivent pas occulter l’importance de célébrer dignement la Fête nationale du Québec. « La saine gestion des budgets de la Fête nationale des dernières années a permis de maintenir l’essentiel des célébrations cette année, rappelle-t-il. Pour l’avenir, ce ne sont pas seulement les spectacles à grand déploiement qui sont en péril, mais aussi les milliers de défilés et les fêtes de proximité qui n’obtiendront pas le coup de pouce nécessaire à leur réalisation. Des choix seront à faire », explique-t-il.
 
Pour sa part, le président du MNQ, Gilles Laporte, rappelle que la Fête nationale doit être considérée pour ce qu’elle est : une véritable fête d’État. « Affaiblir la Fête nationale, c’est fragiliser notre identité, notre capacité d’intégration des nouveaux Québécois et notre image de nous-mêmes. Qui dit Fête nationale dit fête publique, accessible et pour tous », lance-t-il. Ce dernier souligne que plus des trois quarts des Québécois considèrent la Fête nationale comme « importante » et que plus de 92% la perçoivent, année après année, comme une réussite. « Nous espérons que le gouvernement prendra acte du caractère unique de cette commémoration et tendra l’oreille au cri du cœur lancé ce matin », conclut-il.
 
La lettre ouverte est disponible en ligne au derniereGRANDEfete.quebec.
 
Fondé en 1947, le Mouvement national des Québécoises et Québécois coordonne la mise en œuvre de la Fête nationale au nom du gouvernement du Québec depuis 1984.
 
Télécharger l’allocution du président lors de la conférence de presse

 
Source : Mouvement national des Québécoises et Québécois
Francis Mailly, responsable des communications
514 527-9891 poste 304
Cell : 514 891-2617

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La classe politique doit reprendre le combat linguistique avec fierté!

 
La classe politique doit reprendre le combat linguistique avec fierté! – Nous prenons position collectivement aujourd’hui, car l’actualité des dernières semaines démontre encore une fois que le français est de plus en plus mis à mal au Québec. La solution à cette problématique est d’abord et avant tout d’ordre politique. La classe politique doit reprendre le combat linguistique avec fierté, ferveur et enthousiasme.
 
Pour l’instant, le parti au pouvoir ne semble pas vouloir qu’une action politique soit entreprise, bien au contraire. Notre premier ministre tolère que certains députés prêtent serment en anglais, et il s’est aussi permis lui-même de livrer un discours unilingue anglais en Islande. Après avoir sabré 1,6 million de dollars dans la défense de la langue depuis son arrivée au pouvoir, dont les coupes faites à l’Office québécois de la langue française (OQLF), le gouvernement limite la capacité de l’organisme et de ses employés à franciser les entreprises québécoises.
 
Enfin, Philippe Couillard hésite à modifier la Charte de la langue française dans le cas de l’ajout d’un générique français à une marque de commerce, alors que la Cour supérieure le lui propose. Par ailleurs, le cas du chantier du CHUM est une autre belle occasion d’ouvrir la Charte afin de lui donner plus de mordant.
 
De façon plus générale, de multiples études montrent des reculs inquiétants du français dans plusieurs aspects de la vie collective au Québec. Les faits chiffrés, notamment sur la langue de travail et la langue utilisée en public par les immigrants non francotropes, démontrent un mouvement certain vers une anglicisation.
 
À l’instar de la Politique québécoise de la langue française de Camille Laurin, nous avons besoin que les formations politiques orientent les politiques publiques, les lois et tous les règlements en fonction d’un objectif global et clair, soit de faire du français la langue commune de toutes les Québécoises et Québécois. Pour ce faire, les partis politiques doivent comprendre qu’il faut redonner à l’OQLF les pouvoirs ainsi que les ressources financières et humaines dont il disposait dans ses premières années de création. L’OQLF doit redevenir l’instrument privilégié pour assurer la vivacité de notre langue ainsi que de notre culture. Le Québec doit servir de modèle aux 230 millions de locutrices et locuteurs du français dans le monde.
 
Nos organisations réunies au sein de la coalition Partenaires pour un Québec français agissent tous les jours sur l’usage du français au travail, sur l’exemplarité de l’État, sur la francisation des entreprises et des individus, et enfin, sur l’importance de développer la demande de produits culturels francophones. Nos actions reflètent notre parole!
 
Nous désirons aller plus loin et placer la langue au cœur du combat social et politique. À cet effet, nous interpellons nos membres ainsi que toutes les Québécoises et tous les Québécois à se mettre en action, particulièrement sur les lieux de travail, pour redonner au français tout son prestige. Nous savons aussi que la multiplication des gestes individuels est essentielle, mais qu’elle demeure insuffisante s’il n’y a pas de relais politiques.
 
Depuis 1977, aucune formation politique n’a proposé une approche structurante et globale qui lierait une nouvelle politique linguistique à celles de l’éducation, de la culture et de l’immigration. Peu d’élus s’expriment publiquement aussi sur l’importance de redonner à l’OQLF les ressources financières et humaines qui lui ont permis d’agir au sein d’entreprises que l’on imaginait impossibles à franciser il y 40 ans.
 
Le Québec mérite une formation politique qui saura mettre en œuvre une vision claire qui non seulement arrêtera l’anglicisation en cours, mais fera en sorte que lorsque deux individus se rencontrent pour la première fois dans un espace public à Montréal, la première langue qu’ils utiliseront sera le français. Ce jour-là, nous pourrons dire que le français sera vraiment la langue commune sur le territoire québécois.
 
Ont signé ce texte : Daniel Boyer, président de la FTQ, Jacques Létourneau, président de la CSN, Louise Chabot, présidente de la CSQ, Lucie Martineau, présidente du SFPQ, Sylvain Mallette, président de la FAE, Alexis Tremblay, présidente de la FECQ, Maxime Laporte, président de la SSJBM, Gilles Laporte, président du MNQ, Christian Rivard, président du Mouvement Québec français.
 

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