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L’importance des commémorations

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Le Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ) organise cet automne, en collaboration avec plusieurs partenaires et commanditaires, des États généraux sur les commémorations.
 
L’événement se tiendra du 6 au 8 octobre prochains, au Gesù, à Montréal. Sous le slogan Ne laissons pas l’histoire nous échapper, ces États généraux permettront de jeter les nouvelles bases d’une politique de commémorations au Québec. Depuis le rapport de Charles-Philippe Courtois réalisé en 2011 pour l’Institut de recherche sur le Québec, le MNQ travaille dans le but de faire connaître l’importance d’une telle politique au gouvernement du Québec. D’ailleurs, nous avons tout récemment présenté un mémoire en ce sens, dans le cadre des audiences de la consultation publique en vue du renouvellement de la politique culturelle du Québec, le 25 août dernier. Depuis plus de 30 ans, le MNQ est le maître d’œuvre des célébrations de la Fête nationale du Québec, ce à quoi se sont ajoutés la Journée nationale des patriotes et le jour du Drapeau. Notre intérêt pour les commémorations est donc bien ancré dans nos actions et nos valeurs.
 
Pour le MNQ, il ne s’agit pas simplement de se souvenir, mais de célébrer notre identité et notre culture à travers les commémorations nationales. Nous voulons aborder plusieurs questions auxquelles nous espérons trouver quelques pistes de solutions dans le cadre des échanges des États généraux, car sans balises claires, nous sommes trop souvent portés à l’improvisation ou nous laissons le passé tomber dans l’oubli. Par exemple : comment peut-on déterminer le choix des événements à commémorer dans une année? Que fait-on dans un débat toponymique, telle la dénomination du parc de Vimy en parc Jacques-Parizeau? Doit-on enlever l’ensemble de l’art public rappelant la vie d’une personnalité lorsqu’un scandale éclate, comme ce fut le cas pour Claude Jutra par exemple? Pourquoi célébrer un 75e anniversaire et non pas attendre un 100e anniversaire? Plein de questions auxquelles, collectivement, nous n’avons pas de réponses.
 
Ces États généraux regrouperont bon nombre d’acteurs clés liés à la question des commémorations : provenant du milieu des affaires, du milieu académique, en passant par les regroupements d’histoire et les acteurs communautaires et syndicaux, sans oublier les intervenants de l’État. Ils seront tous réunis pour discuter de la nécessité de donner un sens à notre devise : « Je me souviens ». Entre autres, John R. Porter, historien de l’art et ancien directeur du Musée national des beaux-arts du Québec, Dinu Bumbaru, directeur des politiques à Héritage Montréal, Antoine Robitaille, éditorialiste au journal Le Devoir, Sylvie Cordeau, vice-présidente, philanthropies et commandites chez Québecor inc., Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, Lorraine Pintal, directrice artistique et générale du Théâtre du Nouveau Monde, Marcel Jean, directeur de la Cinémathèque québécoise et les sociologues Jacques Beauchemin et Mathieu Bock-Côté partageront leur expertise en prenant part aux tables rondes et panels de ces journées de réflexion.
 
Le MNQ, fort de son rayonnement au sein de la Francophonie, est aussi fier de présenter, en conférence d’ouverture de ces États généraux, Madame Martine de Boisdeffre. Conseiller d’État, ancienne directrice des Archives de France et secrétaire général des commémorations nationales, Madame de Boisdeffre a été au cœur de la création du calendrier des commémorations en France. Un tel outil pourrait faire l’objet de débats et de discussions au Québec dans le cadre de la création d’une politique de commémorations.
 
Les États généraux sur les commémorations remplacent notre traditionnelle Université d’été du MNQ. Cette université a souvent été l’occasion d’échanger sur les enjeux du Mouvement et nos aspirations. Les États généraux reprennent cette vision, mais en y ajoutant d’autres partenaires et commanditaires. La discussion y est élargie. Cet événement s’inscrit dans un esprit d’ouverture et de rassemblement de différents points de vue et propositions pour assurer une meilleure reconnaissance des fondements de la nation québécoise. Nous sommes très fiers du travail accompli et j’espère que vous retrouverez dans les différentes conférences, panels et tables rondes matière à réflexion et à débat.
 
Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à prendre part à la discussion les 6, 7 et 8 octobre prochains et à vous inscrire à l’événement en consultant le site officiel commemorations.quebec. Pour ceux qui ne pourront se joindre à nous, les échanges seront webdiffusés à la même adresse.
 
Au plaisir d’échanger avec vous!
Martine Desjardins
Présidente du MNQ
 
conf