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Changement à la présidence du MNQ

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Et comme disait René, à la prochaine fois!

 
Quoi, y’est pas parti lui? De fait, même si j’ai remis ma démission le 7 novembre dernier, je n’ai pu résister à l’aimable invitation du journal Le Fleurdelisé de signer mon dernier mot du Président pour vous dire tout le bien que je pense de notre organisation et (c’était inévitable) vous asséner mes premiers et derniers conseils de belle-mère…
 
Miser sur les prix du Mérite en histoire
En 2011, nous accouchions d’une ambitieuse politique des commémorations en pariant sur le retour au pouvoir du Parti québécois. Dans le contexte actuel, il faut réviser notre plan de match. Par exemple, le jour du Drapeau du 21 janvier ne pourra vraiment décoller que lorsque le gouvernement du Québec, les municipalités et les établissements scolaires démontreront la volonté politique d’aller de l’avant. Même constat pour la Journée nationale des patriotes, où les initiatives citoyennes sont nombreuses, mais n’interpellent qu’une minorité de « convaincus ». Tout compte fait, les prix du Mérite en histoire constituent la commémoration sur laquelle il faudra miser dans les prochaines années. Il s’agit pour nous d’un prodigieux véhicule pour rejoindre la clientèle intéressante des jeunes familles pour qui l’éducation et l’histoire sont des valeurs importantes et qui sont susceptibles d’attirer des commanditaires privés désireux de s’associer à nos prestigieux galas annuels.
 
La Fête nationale, planche de salut des petites Sociétés
Voilà un an que l’avenir des petites Sociétés est au cœur de nos discussions, il m’apparaît désormais clair que leur destin dépendra de leur habileté à tirer profit du mandat de la Fête nationale pour nouer des liens dans leur région avec des partenaires socioéconomiques. À court terme, aucune autre avenue ne permet mieux de se remettre en marche : les Sociétés doivent davantage tirer profit des activités de la Fête et des milliers de dollars qu’elles injectent dans leur milieu les 23 et 24 juin, pour accroître leur visibilité et recruter des militants.
 
Une vigile assourdissante
Plus généralement, notre mouvement présente bien les forces et les limites de n’importe quelle fédération : chaque constituante conserve sa liberté d’action tout en mettant des ressources en commun pour mener des actions nationales. Les tiraillements sont donc inévitables et il nous faut constamment faire preuve de maturité et de jugement à propos du rôle à confier au MNQ. Ainsi, du seul fait de nos maigres ressources, on ne peut penser se substituer au gouvernement pour promouvoir la langue, l’histoire et la culture du Québec; un gouvernement qui à l’heure actuelle méconnaît gravement ses devoirs. Plaçons-nous alors en mode alerte et assurons cette vigile assourdissante pour constamment rappeler au gouvernement en place qu’il lui incombe en priorité de se porter à la défense des traits nationaux qui nous ont permis de survivre en Amérique depuis quatre siècles.
 
À la prochaine fois,
Gilles Laporte
 

Martine Desjardins élue à la tête du MNQ

 
À la suite du départ du président du MNQ, monsieur Gilles Laporte, le 7 novembre dernier, madame Martine Desjardins a été nommée présidente intérimaire par le Conseil d’administration du MNQ. Cette dernière a été officiellement élue à titre de présidente lors de la dernière Conférence des Sociétés, qui s’est tenue le 5 décembre dernier dans les locaux de la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec.
 
Martine Desjardins s’est impliquée pendant de nombreuses années dans le mouvement étudiant. Elle a été notamment présidente de l’Association des étudiants et des étudiantes de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM en 2009 alors qu’elle y effectuait son doctorat. Elle a obtenu sa maitrise en éducation en 2007 à l’Université de Sherbrooke. Parallèlement à son implication au sein du mouvement étudiant, elle a travaillé quelques années comme chargée de cours à l’Université de Sherbrooke et comme assistante de recherche. Elle a aussi travaillé auprès de jeunes délinquants en milieu communautaire à Montréal. Entre mai 2011 et avril 2013, elle aura été à la tête du plus grand groupe jeune du Québec, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), avec comme mandat premier de faire obstacle à la hausse des frais de scolarité, un objectif atteint depuis le 20 septembre 2012. Réélue pour un second mandat à la tête de la FEUQ en avril 2012, elle aura consacré son second mandat à la représentation des étudiants universitaires dans le cadre du Sommet sur l’enseignement supérieur. Elle travaille maintenant comme conférencière, chroniqueuse et conseillère en gestion de crise.