Facebook Twitter More...

Dévoilement du Mémorial Louis-Riel/Marie-Anne Gaboury à Maskinongé

Crédit photo - Claude Mongrain 1
 
Le Mémorial Louis-Riel/Marie-Anne-Gaboury a été dévoilé le 14 novembre dernier à Maskinongé en Mauricie. Le Comité du Mémorial Louis-Riel/Marie-Anne Gaboury a été créé pour commémorer le 130e anniversaire de la pendaison de Louis Riel en 2015 et afin de rendre hommage à la mémoire de sa grand-mère, pionnière de l’Ouest canadien, madame Marie-Anne Gaboury. Pour la plupart, les membres de ce comité ont participé en 2012 à pareille campagne, couronnée d’un éclatant succès ayant permis l’érection à Saint-Denis-sur-Richelieu du mémorial à Louis-Joseph Papineau.
 
« Le Mouvement national des Québécoises et Québécois est particulièrement fier d’avoir pu s’associer à cette initiative commémorative qui rappelle le rôle historique de la Mauricie et du Québec dans le rayonnement de la francophonie nord-américaine. Au pied de ce magnifique mémorial, Québécois et francophones de l’Ouest tireront une légitime fierté en renouant avec leurs racines communes et pourront ainsi trouver motif à poursuivre leur combat historique pour une meilleure reconnaissance de leur langue, de leur culture et de leurs droits nationaux », a déclaré Gilles Laporte, président sortant du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ).
 
Ce dévoilement officiel s’est fait en présence de l’ancien premier ministre, monsieur Bernard Landry, du maire de Maskinongé, monsieur Roger Michaud, des membres du Conseil municipal de Maskinongé, des membres du Comité du Mémorial, de l’artiste qui a réalisé l’œuvre, monsieur Jules Lasalle, du député de Saint-Jérôme et chef du Parti québécois, monsieur Pierre Karl Péladeau, de monsieur Gilles Laporte, président sortant du MNQ, de Martine Desjardins, présidente intérimaire du MNQ, de monsieur Benoît Roy, président du Comité du Mémorial Louis-Riel/Marie-Anne Gaboury à Maskinongé, ainsi que de nombreuses autres personnalités.
 

LOUIS RIEL – CHEF MÉTIS QUI A MARQUÉ L’HISTOIRE
Héros de la résistance du peuple métis, Louis Riel (1844-1885) fit ses études à Montréal avant de retourner sur la rivière Rouge où il démontre vite des qualités d’organisateurs hors pair, au point d’imposer le point de vue métis au Canada anglais lors de la création du Manitoba en 1870. Ignominieusement poursuivi par la milice ontarienne, il demeure insaisissable, se réfugiant tantôt au Québec, tantôt aux États-Unis, réussissant même à se faire réélire par les électeurs du Manitoba. Lors de la révolte des métis de la Saskatchewan en 1885, on s’en remet à nouveau à ce chef charismatique qui incarne désormais la résistance à l’impérialisme canadian. Au terme d’une résistance héroïque lors de la bataille de Batoche, il est fait prisonnier et pendu à Régina le 8 novembre 1885 au terme d’un procès truqué. Tant la lutte des Premières Nations que celle des francophones de partout Canada continuent à s’inspirer du dévouement de Louis Riel pour son peuple en dénonçant la duplicité du pacte qui avait fait naître le Canada en 1867.
 
MARIE-ANNE GABOURY — UNE FEMME HORS DE L’ORDINAIRE
La vie de Marie-Anne Gaboury n’a pas été des plus faciles. Elle en a vécu des péripéties, ayant quitté sa ville natale de Maskinongé (Québec) pour suivre son mari, Jean-Baptiste Lecomte Lagimodière, coureur des bois, jusqu’aux confins de l’Alberta. Là-bas, elle a eu à s’adapter à un environnement parfois hostile où la religion catholique n’avait pas encore répandu sa « bonne nouvelle ». En 1806, elle est devenue la première femme blanche à s’établir en permanence dans l’Ouest canadien. Il y avait d’autres femmes, mariées à des Canadiens-français, mais elles ne maîtrisaient point le français, étant issues de tribus amérindiennes. Pendant plusieurs années, elle a connu les affres de la solitude. Les ravages de la guerre, elle a vus et les colères de Mère Nature, elle a subies. Son courage et sa témérité ont pourtant fait d’elle une pionnière de notre histoire, devenant la première femme blanche à s’établir dans l’Ouest canadien et à y fonder une famille. C’est elle qui a donné naissance aux premiers bébés blancs des provinces des Prairies.
 
On retrouve aujourd’hui des descendants de Marie-Anne Gaboury et Jean-Baptiste Lecompte Lagimodière partout au Canada. Plusieurs parlent toujours le français alors que d’autres sont issus de mariages métis. Marie-Anne Gaboury est maintenant considérée tant comme la grand-mère de francophones de l’Ouest que comme celle des communautés métisses, et son héritage se perpétue de génération en génération. Nombreux arrière-arrière-arrière-petits-enfants, fiers de leurs origines, furètent dans les livres de généalogie et d’histoire pour en savoir plus sur leurs célèbres ancêtres.
 
Pour de plus amples informations, visitez notre site : http://memorialriel-gaboury.quebec/