Appel de projets

Pour une septième année consécutive, le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) est fier d’annoncer qu’il soutiendra à nouveau l’organisation et la coordination d’activités faisant la promotion de la Journée nationale des patriotes (JNP) par le biais de son programme d’assistance financière.
 
Ce programme s’adresse prioritairement aux Sociétés membres du MNQ et aux organisations bénévoles chapeautées par une Société membre désirant soumettre un projet d’activité d’animation historique ou politique qui se déroulera durant la fin de semaine de la JNP, soit du 16 au 20 mai prochain. Pour ce faire, les organismes intéressés n’ont qu’à remplir le le nouveau formulaire en ligne en cliquant ici et le soumettre avant le vendredi 19 avril, 17 h.
 
Téléchargez d’abord le formulaire papier afin de vous préparer aux questions. Lorsque vous serez prêt, vous pourrez utiliser le formulaire en ligne. Vous devrez remplir toutes les sections en 1 seule fois, c’est pourquoi vous devrez être préparé. AUCUN FORMULAIRE PAPIER NE SERA ACCEPTÉ !
 
LIEN POUR VOTRE DEMANDE EN LIGNE – CLIQUEZ ICI
 
Suite à l’évènement, il faudra nous transmettre le bilan organisationnel et financier de votre évènement avant le samedi 16 juin, avec copie des pièces justificatives. La réception du bilan et de toutes les pièces justificatives jugées nécessaires sont conditionnelles au versement de l’aide financière.
 
Pour de plus amples informations, contactez Sarah Déry au sdery@mnq.quebec ou au 514 442-8570
 

La Journée nationale des patriotes en quelques mots…

« Ce jour férié soulignera la lutte des Patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance nationale de notre peuple, pour sa liberté politique et pour l’obtention d’un système de gouvernement démocratique. » C’est en ces termes que le gouvernement du Québec créait en 2002 la Journée nationale des patriotes, le lundi précédant le 25 mai de chaque année (décret no 1322-2002). C’est dire combien ce rendez-vous est l’occasion de commémorer la conquête de nos droits civils et à donner corps à la devise du Québec : Je me souviens.
 

L’engagement patriote à la manière de Bernard Landry
Médaille René-Lévesque remise à M.Bernard Landry (1937-2018)

La Journée nationale des patriotes c’est la fête de toute l’histoire du Québec, à l’heure où l’histoire nationale occupe de moins en moins de place à l’école. Elle offre ainsi l’opportunité de rapprocher le public de son histoire par le biais de conférences, d’expositions et d’événements festifs. Cette année, le MNQ a décidé de souligner un exemple d’engagement patriote exceptionnel, en retenant pour thème «L’engagement patriote à la manière de Bernard Landry».
 
Les Papineau, Chénier et De Lorimier ont écrit en 1837-1838 une page d’histoire mémorable et conféré au mot patriote une portée bien plus grande que le simple amour de la patrie. Un patriote chez nous est celui ou celle qui fait don de soi pour le bien de ses compatriotes et qui met son talent au service de toute la nation, au point d’y sacrifier ses intérêts particuliers.
 
Depuis, chaque moment historique et chaque région du Québec ont fourni leur lot de patriotes, de pionniers, d’entrepreneurs, de chercheurs, d’institutrices rurales ou de valeureuses mères de famille. Le nom de la plupart d’entre eux est tombé dans l’oubli, mais leur survit aujourd’hui un héritage, un patrimoine tangible, des œuvres, des institutions et des communautés dynamiques fières de leurs racines. Il arrive cependant que le talent de certains soit tel qu’il confine au génie et que leur parcours patriotique soit à ce point exemplaire qu’il confine à l’héroïsme. Ce sont ces quelques libérateurs du peuple du Québec que le MNQ compte commémorer par la médaille René Lévesque, sa plus haute distinction.
 
Le parcours de Bernard Landry se confond pratiquement avec chacune des grandes avancées du Québec depuis la Révolution tranquille. Dès sa prime jeunesse, il se déclare « présent » partout où il peut servir, à la tête des premières associations étudiantes, puis dans l’antichambre de la nationalisation de l’électricité, dans nos rapports privilégiés avec la France ou lors de la mise sur pied du système d’éducation.
 
Sa longue marche vers le pouvoir s’accélère en 1976 alors qu’il se joint au premier cabinet du gouvernement Lévesque; le seul ministre économique à pouvoir tenir tête à Jacques Parizeau. Il rédige alors Bâtir le Québec, véritable programme économique d’un pays souverain. Dès 1985, il se dit prêt à succéder à René Lévesque! S’il cède de bonne grâce la place de premier ministre du Québec à Lucien Bouchard en 1996, il ne manque pas sa chance en mars 2001 avec pour objectif, bille en tête, de faire au plus tôt du Québec un pays. Son bref passage à la tête de l’État est remarquable. Il organise d’abord une direction collégiale, accordant une large place aux poids lourds de son cabinet; les Pauline Marois, Guy Chevrette ou François Legault. Affrontant la crise du début du siècle, il multiplie les initiatives économiques : sauvetage de l’usine Packard-Bell à Sainte-Thérèse, tarifs d’électricité préférentiels pour les créateurs d’emploi et fondation à Montréal de la Cité du multimédia, un héritage inestimable qui ouvrait la porte à l’économie du savoir. Finalement, le 7 février 2002, le gouvernement Landry conclut avec le peuple Cris une entente historique, la paix des braves, qui marque une nouvelle ère dans les relations avec les Autochtones donnant une envergure internationale à ce pacte entre nations amies.
 
Après la politique, l’autre passion de Landry fut l’enseignement, notamment pour y transmettre ses valeurs cardinales en matière économique : le libre-échange, le nationalisme économique, le rôle stratégique de l’État du Québec et l’importance de diversifier l’économie autour d’entreprises de chez nous. Jamais le partenariat fécond entre l’État québécois et les entreprises francophones, « Québec inc. », n’aura eu de promoteur aussi constant, enthousiaste et efficace.
 
En décidant de conférer sa plus haute distinction à titre posthume à Monsieur Bernard Landry, le MNQ souhaite souligner sa contribution exceptionnelle et unique à l’édification du Québec moderne, à son enrichissement, à son affirmation et à son rayonnement international. Il invite également chaque région et chaque société affiliée à commémorer à leur manière la contribution remarquable d’un ou d’une patriote ou d’un organisme de sa région pour son rôle au sein de sa communauté. On le sait, la modestie et la pudeur sont aussi l’apanage d’un bon patriote. Faisons donc en sorte que leur contribution ne sombre pas dans l’indifférence, car c’est bien par la reconnaissance accordée aux meilleurs d’entre nous que notre nation saura se rendre digne d’entrer dans l’Histoire.

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