Histoire pour l’avenir

L’année 2000 est une période riche en rebondissements. Entre janvier et mai 2000, le MNQ coordonne une importante campagne de promotion de la souveraineté, la seule depuis le référendum de 1995. Quinze représentations du Théâtre Parminou dans les cégeps, une quarantaine de conférences et de débats publics ainsi que des opérations d’affichage et de relations de presse sont organisées à la grandeur du Québec. Le MNQ met aussi en branle une série d’activités régionales de mobilisation des femmes souverainistes en collaboration avec le Regroupement des citoyennes pour la souveraineté et une campagne d’affichage dont le thème est « Le temps du fédéralisme est écoulé ».

 

En juin 2000, afin de souligner l’entrée dans le nouveau millénaire, le MNQ coordonne des manifestations de la Fête nationale d’une ampleur sans précédent. Pour la première fois, les Québécoises et les Québécois fêtent ensemble, au même moment, grâce à la diffusion en direct sur écran géant, sur l’ensemble des sites régionaux, d’un extrait du spectacle des plaines d’Abraham. D’une seule voix, le Québec tout entier se lève pour dire : « Et si on se lançait des fleurs ! ».

 

Le Mouvement profite également du passage dans le nouveau millénaire pour créer la Médaille d’or. Cette médaille vise à souligner le travail de personnalités ayant suscité la fierté et la reconnaissance de l’ensemble du peuple québécois. Les premières médailles d’or ont ainsi été remises à Lise Payette et à Gilles Vigneault.

 

Le Mouvement crée en 2002 l’Institut de recherche sur le Québec. Ce dernier a pour mission de susciter, de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion touchant les enjeux actuels du développement du Québec.

 

« C’est d’abord avec des idées qu’on change le monde. Le nouvel Institut contribuera à la vitalité du débat démocratique en diffusant des travaux et en animant des débats entre les groupes et les individus qui s’intéressent au Québec et à son évolution comme nation. » (Louise Paquet, présidente du MNQ, 1998-2002)

 

Dans le cadre du 60ᵉ anniversaire du MNQ et du 30ᵉ anniversaire de l’adoption du décret consacrant le 24 juin jour de « la Fête nationale du Québec », le MNQ lance le livre La Fête nationale du Québec – un peuple, une fierté, en 2007. Sous la direction de Daniel Chartier et de Catherine Vaudry, en collaboration avec l’équipe de la permanence du MNQ et de Lanctôt éditeur, l’oeuvre relate l’histoire de notre Fête nationale, de ses origines jusqu’à aujourd’hui. Illustré par près de 200 visuels et comprenant de nombreuses entrevues avec des personnalités du monde artistique et politique, cet ouvrage regroupe les plus beaux moments de l’histoire du Québec et de sa Fête nationale, qui rassemble les Québécois tous les 24 juin dans la joie et la fierté.

 

Toujours dans la foulée du 60ᵉ anniversaire du Mouvement, le MNQ organise une exposition intitulée « Une histoire pour l’avenir ! » Regroupant une multitude de photos, de documents et de pièces de collection, cette exposition fait le parallèle entre les événements marquants de l’histoire du Québec et de celle du MNQ. Cette rétrospective a connu un vif succès et a permis aux jeunes et moins jeunes d’en apprendre davantage sur les racines et la mission du Mouvement.

 

MedailleJParizeau

En 2008, le MNQ remet sa deuxième Médaille d’or, dorénavant appelée médaille René-Lévesque, à M. Jacques Parizeau. Sa contribution à la société québécoise est exceptionnelle. Ce dernier a été, entre autres, ministre des Finances pendant huit ans et premier ministre du Québec, ayant par ailleurs piloté le référendum de 1995. C’est lors d’un dîner hommage riche en émotions que M. Parizeau nous a fait l’honneur d’accepter cette prestigieuse récompense.

 

La même année se tenait à Québec la XVIIᵉ Conférence des peuples de langue française (CPLF) au Manoir St-Castin, du 14 au 16 août. Organisé par le Mouvement national des Québécoises et Québécois, cet événement réunissait plusieurs conférenciers de renom qui se sont penchés sur les questions de l’identité nationale et de la nécessité de sa revalorisation à l’heure de la mondialisation. Cette rencontre internationale a également pu bénéficier de la présence d’une forte représentation de participants de toutes les régions du Québec. Le Mouvement national des Québécois est membre de la CPLF, une organisation non gouvernementale fondée en 1971 qui est dédiée à la francophonie. La CPLF réunit des mouvements politiques, représentatifs des peuples de langue française d’Amérique du Nord et d’Europe.

 

Un Mouvement catalyseur de l’identité nationale

Malgré cette recherche d’identité politique, le MNQ garde le cap sur sa mission et demeure proactif quant à la promotion de l’identité québécoise. Avec la collaboration de chercheurs chevronnés, l’Institut de recherche sur le Québec (IRQ) est d’ailleurs très actif sur la scène publique, en mettant à l’ordre du jour des sujets chauds par l’entremise de colloques et d’études.

 

C’est d’ailleurs à l’occasion d’un colloque annuel de l’IRQ en 2009, que l’idée d’une meilleure promotion des commémorations nationales a pris son envol. Un an après les célébrations entourant le 400ᵉ anniversaire de la fondation de Québec et dans la foulée du 250ᵉ anniversaire de la bataille des plaines d’Abraham, l’occasion était tout indiquée pour faire le point sur ces commémorations.

 

Puis, l’historien Charles-Philippe Courtois a réalisé une étude portant sur les commémorations nationales (irq.qc.ca/commemorations/) qui a donné le ton à de nouvelles revendications en ce sens qui ont été adressées au gouvernement du Québec à l’automne 2012.

 

Le Mouvement a ainsi accentué ses pressions pour l’établissement par le gouvernement du Québec d’une politique nationale de commémorations, et en donnant également un caractère officiel à des événements historiques importants dans la formation de l’identité québécoise. C’est ainsi que le MNQ a joué un rôle de premier plan pour la préservation de la mémoire collective, en organisant les célébrations entourant la Journée nationale des patriotes, le jour du Drapeau et la Journée internationale de la Francophonie.

 

Aussi, le MNQ a créé son propre comité de commémorations nationales composé d’experts en la matière. Ce comité est appelé à jouer un rôle primordial dans la reconnaissance de la spécificité québécoise et dans la promotion de notre histoire nationale.