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Le MNQ salue l’avis du Conseil de l’éducation qui rejette l’implantation mur à mur du programme d’anglais intensif au primaire

Montréal, le 28 août 2014 – Le MNQ accueille avec intérêt l’avis du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) sur l’apprentissage de l’anglais intensif au primaire qui a été rendu public cette semaine.
 
Plus particulièrement, le MNQ salue la sagesse et la prudence dont font preuve les membres du CSE qui sont défavorables à l’implantation mur à mur du programme sans tenir compte d’un certain nombre de facteurs, notamment des besoins particuliers des élèves ayant des difficultés d’apprentissage, du milieu de chaque école, des projets éducatifs déjà en vigueur tels les programmes sports-études, arts-études, les écoles à vocation internationale qui requièrent déjà un aménagement des heures d’enseignement. À cette liste, ajoutons évidemment que le programme d’anglais intensif implanté dans les écoles où une forte présence d’élèves allophones n’ayant pas le français comme langue maternelle nuirait considérablement à leur intégration à la société et à l’école québécoises.
 
De plus, le MNQ est heureux de constater que le CSE se positionne en faveur de la diversité linguistique et se questionne sur l’efficacité du saupoudrage actuel des heures d’enseignement de l’anglais au cours du cursus primaire. Ces positions rejoignent l’une des recommandations formulées dans le mémoire que le MNQ a déposé en commission parlementaire lors des audiences sur le projet de loi 14 à l’effet que le gouvernement du Québec devrait se doter d’une véritable politique globale de l’apprentissage des langues secondes.
 
Qui plus est, dans le contexte budgétaire actuel et d’austérité, le président du MNQ se questionne sur les priorités du gouvernement: « Alors qu’on nous annonce des coupures dans les budgets qui affecteront sans aucun doute les services à la population, il est étonnant que le MELS s’entête à s’engager dans une opération aussi coûteuse. Si on en croit une étude publiée par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) en 2012, l’implantation de ce programme coûterait entre 5 000 $ et 7 200 $ par classe et nécessiterait l’achat de nouveau matériel pédagogique, la formation adéquate du corps enseignant, l’embauche de ressources spécialisées supplémentaires, etc.».
 

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Source : Mouvement national des Québécoises et Québécois
Renseignements : Francis Mailly, responsable des communications
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