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Retrait du fleurdelisé au sommet du Musée national des beaux-arts du Québec

Quand la fierté baisse pavillon

Montréal, le 6 mai 2017 – Suite à l’annonce du Musée national des beaux-arts du Québec à l’effet que le fleurdelisé ne flottera désormais plus au sommet de son pavillon principal, le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) lance un appel à l’État à montrer l’exemple en matière de déploiement du drapeau québécois pour réaffirmer sa fierté envers nos symboles nationaux.
 
Depuis le mois de mars, à trois reprises, une institution ou un organisme relevant de l’État a retiré le fleurdelisé pour une raison semblable, une raison de gestion comptable. On se souvient du tollé provoqué par l’annonce de la SAQ, alors que la Société d’État avait décidé de retirer le drapeau de la devanture de ses succursales car l’entretien coûtait, soutenait-elle à l’époque, trop cher. À peine quelques semaines plus tard, un citoyen à l’œil vif avait remarqué que le drapeau du Québec brillait par son absence au premier endroit où l’on s’attend de le voir flotter : au sommet de la tour centrale de l’Assemblée nationale. Cette fois-ci, le mécanisme du mât était brisé et le gouvernement n’a pas jugé bon de le réparer de manière diligente. Ce qui nous amène à ce matin. Le Soleil nous apprend aujourd’hui que le Musée national des Beaux-Arts emboîte le pas pour des raisons semblables. À qui la faute cette fois-ci ? Au vent qui détériore rapidement le drapeau qui doit régulièrement être remplacé.
 
« À notre avis, ce serait une erreur de prendre ces évènements comme des incidents isolés, car une même intention a guidé ces trois décisions : la déliquescence du sentiment d’appartenance nationale. Depuis une quinzaine d’années, les gouvernements libéraux qui se sont succédé ont offert une même vision du rôle de l’État, ainsi qu’un même faible attachement envers les symboles qui nous rassemblent. Pensons à la vente de nos sièges sociaux, à la privatisation tranquille de nos sociétés d’État, aux coupures tous azimuts dans nos programmes sociaux. Ces décisions ont toutes pour effet d’amoindrir le sentiment d’appartenance des Québécois envers leur État et ses institutions. Voilà ce qui semble être le dénominateur commun qui lie ces trois incidents récents où chaque fois, devant des arguments comptables ou gestionnaires, la fierté a baissé pavillon » a affirmé Martine Desjardins, présidente du MNQ.
 
« Aujourd’hui, le Mouvement national des Québécois, qui célèbre ces jours-ci son 70e anniversaire d’existence, lance un appel à hisser très haut la fierté. Fierté envers notre État malmené ces derniers temps et qui doit demeurer un rempart aux inégalités de toutes sortes, fierté envers notre langue en état permanent de fragilité, fierté envers notre culture qui nous révèle au monde et bien sûr, fierté envers notre drapeau, un symbole puissant qui nous rassemble tous. Ce faisant, plutôt que la fierté, c’est le cynisme et la perte de confiance qui baisseront pavillon » a conclu Martine Desjardins.
 
Fondé en 1947, le MNQ est le réseau des 19 Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste réparties sur tout le territoire du Québec. Il a pour mission de défendre et promouvoir l’identité québécoise, la langue, l’histoire, la culture et le patrimoine.
 
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Source : ​​Mouvement national des Québécoises et Québécois
Renseignements :​Laurence Alberro
​Responsable des communications
​​514 527-9891 poste 304
​​Cellulaire : 514 884-0223
​​lalberro@mnq.quebec