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Francisation des immigrants : Québec doit corriger le tir rapidement

Constats accablants de l’Institut de recherche en économie contemporaine

 

Montréal, le 27 janvier 2016 – Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) souscrit au constat général de l’étude menée par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), soit que le gouvernement du Québec ne prend pas les moyens nécessaires pour s’acquitter de ses responsabilités eu égard au maintien du français comme langue de convergence de tous les citoyens. Le MNQ demande au gouvernement de procéder très rapidement à une évaluation de ses programmes de francisation pour apporter les correctifs nécessaires.
 
« L’étude fait plusieurs constats accablants qui nous inquiètent. Entre autres, comment expliquer que 200 000 immigrants, soit 20 % de l’ensemble de la population immigrée du Québec, ne parlaient toujours pas le français en 2011? Pourtant, le gouvernement fait signer un pacte aux nouveaux arrivants dans lequel ils s’engagent à apprendre le français dans un délai raisonnable. Force est de constater que ce contrat moral n’est pas respecté » a déclaré Martine Desjardins, présidente du MNQ.
 
Les conclusions de cette étude montrent aussi une diminution importante de l’utilisation du français comme langue de travail sur l’île de Montréal ainsi qu’un manque d’évaluation des ressources allouées en francisation. Le MNQ déplore le double message que l’État québécois envoie aux nouveaux arrivants : « Puisque la langue commune du Québec est le français, comment se fait-il que les ministères et institutions publiques n’interagissent qu’en anglais avec près de 75 % des immigrants non francophones du grand Montréal? L’État n’est-il pas censé être le principal promoteur de notre langue? » s’est interrogée la présidente du MNQ.
 
En plus de demander l’évaluation des programmes de francisation, le MNQ souhaite que l’offre des cours soit suffisante et que la qualité de ceux-ci permette aux immigrants une maîtrise satisfaisante du français à la fin du programme. Il s’agit d’un élément clé pour assurer l’intégration de ces nouveaux arrivants. Finalement, le MNQ est favorable à l’instauration d’un cours d’histoire et de culture québécoise obligatoire pour tous les nouveaux arrivants.
 
Fondé en 1947, le MNQ est le réseau des 19 Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste réparties sur tout le territoire du Québec. Il a pour mission de défendre et promouvoir l’identité québécoise, la langue, l’histoire, la culture et le patrimoine.
 
 
Source : Mouvement national des Québécoises et Québécois
Renseignements : Francis Mailly – Responsable des communications
514 527-9891 poste 304
Cellulaire : 514 891-2617
fmailly@mnq.quebec
 

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