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Un refus de s’intégrer inacceptable

Privatisation complète d’écoles anglophones pour éviter la Loi 101
 
Montréal, le 1er mai 2015 – Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) exhorte le gouvernement du Québec de prendre les mesures nécessaires pour empêcher que la Loi 101 ne soit contournée sans aucun scrupule comme projettent de le faire plusieurs écoles anglophones en usant d’un stratagème qui consiste à se privatiser entièrement et en laissant tomber les subventions de l’État. Cette manœuvre pourrait s’avérer lourde de conséquences sur la pérennité du français dans le système scolaire québécois en permettant aux parents fortunés d’instruire leurs enfants en anglais et de se moquer de la Charte de la langue française.
 
« Nous sommes révoltés que ces établissements scolaires aient recours à toutes sortes de tactiques afin de contourner la loi et de tout mettre en œuvre afin de ne pas s’intégrer à la culture de la majorité. Clairement, il s’agit de s’acheter un passe-droit pour éviter l’application d’une loi qui ne vise qu’à protéger notre langue commune. Il s’agit d’un effroyable manque de respect envers tous les Québécois. Doit-on ainsi permettre aux mieux nantis de s’acheter le droit de déroger à la règle au mépris de la culture et de la langue de la majorité ? L’État québécois doit agir rapidement et efficacement dans ce dossier afin d’assurer à la langue officielle du Québec ait la prépondérance qu’elle mérite, peu importe l’origine et les moyens financiers dont disposent ses contradicteurs. » a déclaré Gilles Laporte, président du MNQ.
 
Le MNQ tient par ailleurs à préciser que cette question ne devrait pas être référée aux tribunaux, mais que le législateur prenne rapidement position pour clarifier le vide juridique concernant les obligations des établissements privés en matière linguistique.
 
Cet enjeu survient à la suite de nombreux cas similaires depuis un an, démontrant le peu d’empressement du gouvernement à défendre et à promouvoir le français ainsi que nos liens avec la francophonie internationale. Il pourrait donc avoir valeur de test sur la détermination ou non du gouvernement actuel à véritablement se porter à la défense de la langue commune du Québec.
 
Fondé en 1947, le MNQ est le réseau des dix-neuf (19) Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste réparties sur tout le territoire du Québec. Il a pour mission de défendre et promouvoir l’identité québécoise, la langue, l’histoire, la culture et le patrimoine.
 

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