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États généraux sur les commémorations historiques

 

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Le Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ) organise des états généraux sur les commémorations qui se tiendront à Montréal du 6 au 8 octobre prochains au Centre de créativité du Gesù. L’évènement est organisé notamment en partenariat avec la Cinémathèque québécoise, les Musées de la civilisation, la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, l’Institut du patrimoine de l’UQAM, la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique, l’Institut du patrimoine culturel de l’Université Laval, la Fédération Histoire Québec, la Société du patrimoine politique du Québec (SOPPOQ), les Éditions du Septentrion, L’Action nationale, la Fondation Lionel-Groulx, Accent bleu du Québec, WEBTV.COOP, K72, l’Institut de recherche sur le Québec, la Banque Nationale et Québecor.

 
Je me souviens : la formule est forte. Elle caractérise une nation, qui en elle-même, sait que la mémoire est l’autre nom de l’identité. Au fil des siècles, les Québécois ont poursuivi leur aventure en se racontant leur histoire. On constate d’ailleurs que le goût du passé est bien présent comme en témoigne la popularité des thèmes historiques au cinéma ou à la télévision. Sur le plan institutionnel, aucune politique ne régit les commémorations. Si on trouve ici comme ailleurs des pratiques commémoratives, on ne trouve aucune politique structurée susceptible de revaloriser l’usage public de la mémoire.
 
À l’aube du 375e anniversaire de Montréal, ce grand rendez-vous aura pour objectif de mener une consultation et une réflexion de fond sur l’avenir des commémorations au Québec. Notamment, sur le type de commémorations que nous souhaitons célébrer, les anniversaires historiques et politiques qui devraient être ajoutés au calendrier des commémorations officielles, l’implication de l’État québécois et des acteurs concernés, etc. Nous souhaiterons également réfléchir à la préservation des lieux de mémoire importants. C’est donc à ce vaste programme que nous convions les Québécois!
 
L’intérêt du MNQ pour les commémorations ne date pas d’hier puisque depuis plus de 30 ans, l’organisme est le maître d’œuvre des célébrations de la Fête nationale sur l’ensemble du territoire québécois, de la Journée nationale des patriotes, ainsi que du jour du Drapeau. En 2011, sous l’égide de l’Institut de recherche sur le Québec, affiliée au Mouvement, l’historien Charles-Philippe Courtois a publié une étude intitulée Les commémorations historiques nationales au Québec. Recommandations pour une politique d’envergure.
 

Thèmes du programme

 

Le contexte politique québécois suppose qu’au moins deux mémoires et récits nationaux se concurrencent. Ainsi, quels sont les enjeux de la commémoration en terrain politique? Quels sont les termes et concepts propres à la commémoration? De même, quelle vision des commémorations entretiennent les acteurs politiques actuels ou passés?

Même si le l’État du Québec ne s’est jamais doté d’une politique de commémorations, plusieurs projets et évènements de diverses natures se sont tenus au cours de notre histoire. Pensons notamment aux célébrations de la Fête nationale ou encore à l’érection de monuments. Il sera utile de faire l’inventaire des grands évènements commémoratifs marquants, de même que mettre en lumière le rôle joué par ceux qui les ont portés.

Pour organiser de manière efficace les commémorations, quel rôle, quels organismes et structures doivent se donner le gouvernement, les villes et les régions?

La planification des commémorations suppose que l’État et les organismes dédiés se dotent d’un calendrier commémoratif leur permettant d’organiser à moyen et long terme des anniversaires. D’une part, il serait utile de faire l’inventaire des journées mémorielles et anniversaires (politiques, culturels, etc.) qui devraient figurer à ce calendrier. D’autre part, de réfléchir à la manière de les célébrer.

Au sujet des lieux de mémoire, quel protocole adopter pour désigner un lieu au nom d’un personnage marquant et quels sont les lieux appropriés? À l’image de Parcs Canada, est-ce que le Québec devrait se doter d’un réseau officiel de lieux d’interprétation soutenus par le gouvernement, tels que la maison natale de Gilles Vigneault, Félix Leclerc, et celles des premiers ministres?

Le tourisme est une source de richesses culturelle, économique et sociale. Grâce à ses activités, le patrimoine québécois rayonne ici comme ailleurs. Il est donc souhaitable de favoriser l’intégration des lieux et des chemins de mémoire aux circuits touristiques. Comment y parvenir de façon efficace et structurante?

La commémoration n’est pas qu’une affaire d’État. Ainsi, de nombreux acteurs peuvent jouer un rôle de promoteur de la mémoire. En plus du gouvernement et des institutions publiques, pensons notamment aux musées, sociétés d’État, entreprises privées, organismes de la société civile, établissements d’enseignement et congrégations religieuses, dont l’histoire fait partie de la mémoire collective. Comment inscrire les évènements qui ont marqué l’histoire de leur organisation dans un calendrier commémoratif? Quel rôle peuvent-ils jouer pour faire rayonner la mémoire?

Quel doit être le rôle des médias publics et privés dans la promotion et diffusion des commémorations? De plus, comment favoriser et soutenir les œuvres culturelles qui s’intéressent à l’histoire?

Dans le contexte actuel où nous notons l’absence de structures gouvernementales dédiées aux commémorations, comment pallier au manque de financement de l’État? Quelles sont les avenues à explorer en matière de financement public et privé? Quel rôle devrait jouer les entreprises, les fondations privées, les acteurs de la société civile pour soutenir les commémorations?

Certaines institutions publiques et privées culturelles disposent de collections et de fonds d’archives significatifs au regard de la mémoire. Pensons à la littérature, journaux, cinéma et aux arts en général. Comment s’y prendre pour soutenir ces institutions culturelles et ainsi assurer la conservation, l’accessibilité, la diffusion et la mise en valeur de leurs archives?

 
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